« Une société qui dépend des sédatifs ou des stimulants pour continuer à
fonctionner, ne peut pas survivre. »(1) -Docteur René Dubos
Les gens s’efforcent de croire que les médicaments présents dans notre société sont un miracle. Beaucoup d’entre eux vont jusqu'à croire que certains médicaments ont le pouvoir de réduire les effets causés par l’hyperactivité chez l’enfant, sans nuire d’aucune façon à son développement et à sa santé. Détrompez-les, car ceux-ci font en sorte que les enfants d’aujourd’hui sont drogués (2) légalement. Les médicaments tel le Ritalin et le Prozac, contrairement aux croyances populaires, ne règlent pas à eux seuls les déficits d’attention. Ils ont pour seuls effets le relâchement des tensions musculaires, l’apaisement de l’activité mentale et l’endormissement (3).
Selon plusieurs psychologues, chercheurs, docteurs et spécialistes, il existe un grand nombre de moyens beaucoup plus naturel que la médication afin de permettre l’obtention de résultats et effets sur les comportements et les réactions de l‘enfant hyperactif. Parmi ces moyens, quatre seront expliqués plus en détail dans les pages qui suivent, soit l’alimentation, l’activité physique, la respiration et la pratique de techniques d’encadrement précises.
L’alimentation
Notre cerveau pour son bon fonctionnement nécessite une grande quantité de glucoses, soit 30% de plus que le reste de notre corps. Ces glucoses se retrouvent majoritairement dans les aliments sains que nous consommons chaque jour. Avec la consommation grandissante de « fast-food » (les aliments dénaturés) et des excitants alimentaires (les sucres blancs), les enfants se retrouvent face à un très grand problème, les carences alimentaires ou plutôt les carences de bons aliments. Ils ne consomment pas suffisamment de bons sucres, donc se voient en manque de glucose ce qui affecte directement leur cerveau, créant chez eux des manques de concentration. Ainsi, il serait beaucoup plus naturel et cent fois meilleur pour leur santé de leur faire consommer des aliments nutritifs et remplis de glucose, de protéines, de vitamines afin de permettre un meilleur fonctionnement de leur cerveau, plutôt que de régler ce problème en leur donnant des médicaments qui ne régleraient finalement pas la souche du problème, mais qui ne feraient qu’en réduire les symptômes.
Bien qu’il soit simple de recommander de consommer des aliments nutritifs et riches en vitamines, il n’est pas toujours aussi simple d’en trouver. Avec l’importance accordée à la commercialisation, à la présentation des aliments, à l’apparence qu’on leur donne, on n’accorde qu’une minime place à ce qu’ils contiennent. Pour ce faire, une quantité incroyable de substances chimiques, d’additifs, de colorants (des recherches ont prouvé que les colorants alimentaires peuvent modifier le comportement des gens (4)), de stabilisants, sont ajoutés aux aliments. À la longue, en plus de camoufler le vrai goût des aliments, habituant ainsi les papilles gustatives à la consommation de produits chimiques, ces ajouts sont toxiques pour la santé, et peuvent créer des modifications sur le comportement des individus. Il est donc de bon augure de veiller à l’alimentation saine, nutritive et complète de l’enfant qui semble avoir des tendances hyperactives avant de lui donner des médicaments pour en atténuer les effets.
Ces additifs chimiques ont les mêmes effets ou presque que la médication sur la santé de l’enfant… ils ont les mêmes effets qu’une drogue.
L’activité physique
L’activité physique permet l’oxygénation des muscles du corps ainsi que celle du cerveau. L’oxygène, tout comme les glucoses est d’une très grande importance pour le bon fonctionnement du cerveau. Le manque d’activité physique, de dépense d’énergie, d’oxygénation du corps et du cerveau constitue une des principale cause des symptômes psychiques. Par exemple, il ne suffit que de l’essayer une fois pour prendre conscience qu’il est préférable de faire de l’exercice physique avant une longue période d’étude ou de travail de concentration afin d’obtenir de meilleurs résultats et un meilleur fonctionnement de ses capacités mentales. Avec l’augmentation de la sédentarité chez les enfants de notre société, il en est donc logique de constater une augmentation d’enfants en trouble de concentration. Pourquoi ne pas tout simplement ajouter du temps accordé à l’activité physique durant les heures de classes? Les enfants pourraient ainsi aérer leur cerveau avant d’aller s’asseoir dans la classe, prêt à se concentrer, ce qui pourrait grandement être positif et pour l’enseignant et pour l’enfant qui aurait habituellement un maque de concentration.
La respiration
Comme le corps ne possède pas de réserve accordée à l’oxygène, il est d’une grande importance d’être capable de respirer de façon adéquate. On retrouve généralement chez l’enfant hyperactif une insuffisance respiratoire qui vaudrait la peine d’être corrigée pour le bon fonctionnement de l’enfant. Il existe des exercices simples, dont la respiration rythmique, afin de travailler la respiration inconsciente de l’enfant afin qu’il développe son oxygénation. Celle-ci se pratique en marchant ou en position debout et contient trois étapes :
1. prendre de 5 à 12 secondes pour inspirer
2. retenir la respiration pendant 5 à 12 secondes
3. expirer lentement pendant 5 à 12 secondes (5)
L’enfant qui pratique cet exercice devrait se voir prendre de plus en plus de temps pour effectuer chacune des étapes, avec le temps. Ainsi il augmentera son oxygénation et réussira sans doute à mieux se concentrer.
Les techniques d’encadrements
L’enfant hyperactif a besoin d’un milieu sain, calme et strict afin d’évoluer dans le bon sens. Il est en premier lieu, important de mentionner que la participation de l’école et des parents est d’une importance cruciale dans cet aspect. Selon le Dr.Thomas Phelan, les deux erreurs commises par les parents sont de TROP PARLER ou encore d’éprouver TROP D’ÉMOTIVITÉ, ce qui peut nuire grandement au processus (6). L’enfant doit se retrouver face à des exigences claires et précises, auxquelles il se devrait de répondre sans faute, de la part des gens qui l’entourent. Certaines de ces exigences devraient également être des antithèses des divers symptômes de l’hyperactivité par exemple, il se devrait d’être plus calme, de ne pas courir dans la maison, de ne pas crier, de rester assis quand il le faut, de garder son espace propre et rangé… Beaucoup d’autres exigences peuvent êtres mises en place par rapport à l’enfant en question. Celles-ci peuvent toucher le respect, la patience, l’accomplissement d’une tâche précise avant de passer à autre chose… Ce système d’intervention se doit d’être pour l’enfant un système de motivation basé sur le renforcement naturel (7). Il se devra d’en être de même à l’école afin d’obtenir de meilleurs résultats.
En conclusion, il existe plusieurs moyens de réduire les effets de l’hyperactivité chez l’enfant sans avoir à le droguer. Il suffit de porter attention aux éléments qui l’entourent afin de lui permettre une meilleure concentration. Contrairement aux médicaments qui ne font que réduire les symptômes sans vraiment aller aux souches, l’alimentation saine et nutritive, l’exercice physique, la respiration ainsi que les techniques d’interventions peuvent réduire ou même régler les problèmes. Oui c’est un long processus qui demande beaucoup de temps et d’effort, et de la part de l’enfant, et des parents, et des enseignants, mais c’est un processus qui en vaut la peine pour tous ces enfants drogués légalement.
Notes de bas de pages
(1) LABALLE Yvan, Les enfants drogués… légalement, 2004. (parole du docteur René Dubos)
(2) Le mot drogué ici fait référence aux médicaments qu’on donne aux enfants sans trop de raison tout comme aux drogues
naturelles tel que les sucres blancs retrouvés dans les aliments qu’ils consomment tous les jours.
(3) LABELLE Yvan, Les enfants drogués… légalement, 2004.
(4) LABELLE Yvan, Les enfants drogués… légalement, 2004.
(5) LABELLE Yvan, Les enfants drogués… légalement, 2004.
(6) SAUVÉ Colette, Apprivoiser l’hyperactivité et le déficit de l’attention, 2000.
(7) THIFFAULT Jacques, Les enfants hyperactifs; Les deux visages de l’hyperactivité, 1982.
Bibliographie
Livre
• Dugas, Michel et al. 1987. L’hyperactivité chez l’enfant. Paris (France) : Presses Universitaire de France. [127 p.].
• Kochman, Frédéric, DR. 2003. Mieux vivre avec… un enfant hyperactif. Boucherville (Québec) : Arnaud Franel Éditions, [96 p.].
• Labelle, Yvan. 2004. Les enfants drogués…légalement. Saint-Jérôme (Québec) : Éditions Souffle de vie. [367 p.].
• Sauvé, Colette. 2000. Apprivoiser l’hyperactivité et le déficit de l’attention. Collection Parents. Montréal (Québec) : Les Éditions de l’Hôpital Sainte-Justine. [82 p.]
• Thiffault, Jacques. 1982. Les enfants hyperactifs : Les deux visages de l’hyperactivité. Montréal (Québec) : Éditions Qébec/Amérique. [347 p.].
CD-Rom
• Caron, Alain. 2006. Aider son enfant à gérer l’impulsivité et l’attention : Attentix à la maison. Windows 98 ou Machintosh (système 9.0). Montréal (Québec) : Les Éditions de la Chenelière inc.. ( www.attentix.ca)